A la rencontre de soi

A la rencontre de soi

Se remettre en question

Il ne peut pas y avoir de recherche sans se poser de questions. Là il s’agit de se tourner vers soi, de s’interroger et regarder à l’intérieur pour essayer de comprendre qui nous sommes vraiment. J’ai ressenti ces questionnements dès l’adolescence, parce que je ne me sentais pas à ma place, je n’étais pas très bien et me cherchais. Je voulais trouver du sens à ma vie. Se poser des questions sur soi permet de se mettre en mouvement intérieur et d’aller chercher des réponses qui, nous pensons, au début, sont à l’extérieur de nous.

C’est aussi prendre du recul sur notre éducation, sentir ce qui nous parle et ce qui nous parle moins voir pas du tout. Sentir quelles sont nos vraies valeurs et pas forcément celles qui nous ont été apprises, celles qui sont transmises par la société.écouter son intuition

Nous nous sentons souvent en décalage et souhaitons en trouver l’origine et ne pas se contenter d’appliquer et de faire ce que l’on nous dit.

Je me souviens, plus jeune, je demandais à mon père qui parlait de politique qu’il me transmette sa pensée profonde, qu’est ce qui le touchait lui, pourquoi tel parti était vraiment mieux que l’autre et est ce que les discours étaient si opposés que cela ? J’étais très attachée au sens des mots et pourquoi les gens choisissaient telle ou telle chose. Qu’est ce qui les motivait. Certainement à ce moment là je n’avais pas les clefs, je recherchais ma vérité.

Partir à la découverte de soi, trouver sa vérité intérieure

J’insiste sur le mot, découverte, car nous n’avons pas été habitués à nous découvrir. Notre éducation, nos croyances et conditionnements nous ont appris à savoir, connaître. Nous avons peur de découvrir ce qui peut se cacher en nous et où est ce que cela nous amène. Nous voulons connaître la destination avant d’avoir fait le voyage !

Nous restons dans nos habitudes de croire que nous contrôlons tout ; cela nous donne un pouvoir qui est illusoire et cela nous rassure.

Je ne pensais pas avoir des blocages jusqu’à tomber dessus. Un jour, lors d’une séance que je suivais en coaching avec le cheval, j’ai vécu une expérience très intéressante après coup, car elle m’a bousculée sur le moment.

Le thème de la séance était « remise en selle ». Le cheval était situé à une cinquantaine de mètre, avec une selle sur le dos et tenu en main. Je devais avancer pas à pas vers lui en me fiant à mes ressentis. J’étais alors enceinte de 7 mois, et j’avais très envie de me poser sur ce cheval. Alors j’y allais motivée. Au fur et à mesure que j’avançais en validant que j’étais ok, le cheval montrait des signes qu’il n’était pas confortable. Il bougeait et se tournait, était agité.

A 2 mètres du cheval, il m’a clairement fait comprendre que je ne monterais pas sur son dos. La séance était finie. Je ne monterai pas en selle. Pourquoi alors que j’en avais tellement envie ! Je me suis sentie un peu comme paralysée, je suis allée m’asseoir. Et là prise de conscience : j’avais peur de réussir !!!

Le fait d’avoir envie et de se permettre ce plaisir m’avait ramené à mes schémas que je ne pouvais pas réussir, manque de confiance et je m’auto sabotais. J’avais tout fait inconsciemment pour ne pas réussir mon objectif.

Cette découverte à été ultra bénéfique car j’ai pu changer ce schéma en prenant les rênes et décider dans mon parcours professionnel.a la rencontre de soi

Cette expérience m’a permis de faire ce que je voulais réellement. J’avais été habitué à regarder les autres être heureux, réussir le professionnel. Personne ne peut deviner ce qui est bon pour vous et personne ne vous donnera la place. C’est à nous seul de le faire.Je portais ces conditionnements, peur de réussir, peur de ne pas réussir par mes parents, mon éducation, la société qui ne nous apprend pas à nous faire confiance.

J’étais convaincue d’en avoir conscience, de me connaître très bien et de contrôler ce que je faisais. Erreur. Ce qui m’a permis de le faire est la compréhension d’où cela venait, l’accepter et lâcher prise et en agissant différemment.

Acceptation de soi

J’ai grandi avec le curseur confiance à -40 !

L’éducation que j’ai reçue ne m’a pas permis de me développer sur ce point et a fait que l’estime de moi était au plus bas. Ma famille me l’a gentiment et sûrement transmis …

Le côté positif a été que grâce à cela je me suis remise beaucoup en question, un peu trop aussi, et que cela à développer ma passion du développement personnel. Un enfant qui grandit avec un grand curseur confiance, sera dans une position plus confortable avec un mieux être. La confiance est un atout considérable pour démarrer dans une vie, pour faire ce que l’on aime et s’émanciper plus facilement et rapidement car nous avons confiance en qui l’on est.a la rencontre de soi confiance

Un exemple me vient lorsque j’accordais toute ma confiance aux autres plutôt qu’à moi. Cela m’avait apporté beaucoup de déceptions et de frustrations. J’étais dans un conditionnement que l’autre avait forcément les meilleures idées, une meilleure position, que je pouvais plus compter sur lui ou elle plutôt que sur moi. C’était dans le domaine professionnel, dans un job de direction où je manquais de confiance et je passais mon temps à faire valider aux autres et à accorder du temps aux autres pour les convaincre que j’avais la bonne solution. Alors que oui je l’avais et comme je n’étais pas sure de moi, je demandais « l’accord » d’autres que je considérais plus compétent. Et cela ne pardonne pas, les gens ne vous font pas de cadeaux et vous marchent dessus comme ils ont appris à faire, sans empathie aucune.Lorsque nous sommes enfant, nous nous reposons entièrement sur nos parents. Nous leur faisons une confiance absolue et nous nous reposons sur eux.

Si les parents permettent à l’enfant de grandir confiant, l’enfant s’émancipera naturellement. A l’inverse, l’enfant attendra toujours la validation de quelqu’un d’extérieur qu’il positionnera en « supérieur ». Je l’ai vécu de nombreuses fois sur des plans professionnels et personnels. Cela m’a amené tellement de colères, déceptions et de frustrations.

Entrer en relation avec les autres

Une fois que nous sommes à peu près en phase avec nous même, que nous nous détachons de nos pensées en ne nous identifiant plus à elles, que nous allons au delà pour se connecter à notre être, nous sommes enfin prêts à être en relation vraie avec l’autre puisque notre soi est accepté. Ce qui rend les relations difficiles ou confuses est qu’il y a quelque chose avec laquelle nous ne sommes pas ouvert et pas prêts à accepter.

Etre ouvert à soi, permet d’accueillir les autres, sentir les relations bénéfiques pour soi et celles qui sont trop éloignées de soi.Nous sommes prêt à accueillir les points de vue différents des nôtres, nous avons confiance en nous, du recul, et cela ne vient pas heurter ou influencer qui nous sommes.Nous pouvons désormais être présent à l’autre sans peur, sans confusion.

Un exemple qui peut illustrer cela est avec ma famille proche, celle que j’ai choisi et celle que je construis. Lorsque j’étais en recherche, dans un mal être et que je me remettais encore beaucoup en question, persuadée que je n’étais pas assez ceci ou cela il m’était compliqué d’être en relation avec ma famille. Je souffrais de cette relation. Je voulais être quelqu’un d’autre et je leur en voulais beaucoup. Je me sentais différente d’eux et pourtant j’étais prise dans des schémas familiaux. J’étais encore trop dans ma tête où je rêvais d’être comme je voulais mais je restais dans ces mêmes schémas où je ne m’exprimais pas, je restais dans les habitudes avec ma mère, mes sœurs. Je restais figée la dedans et pourtant je voulais faire autrement. Le manque de confiance, la non cohérence entre mes pensées et mes actions me faisaient rester au même point dans mes comportements.

Le contact avec ma famille déclenchait donc tout un tas d’émotions que je ravalais (habitude de ne pas m’exprimer par peur d’être rejetée).

Petit à petit avec la découverte de qui j’étais, la prise de confiance, le bien être qui s’installait en moi, j’ai écouté ces émotions et j’ai réagi en m’exprimant. Waouh c’était nouveau et cela m’a fait du bien, j’en étais capable ! C’était une étape difficile et importante par laquelle je devais passer pour réapprendre à m’exprimer. C’était maladroit, comme tout amorcement de changement et j’ai appris à accepter cette maladresse car elle était passagère dans cette étape de grandir. Le comprendre m’a aidée à l’accepter.

Je savais aussi au fond de moi que ma famille envers qui j’ai beaucoup d’amour, serait toujours là et je pouvais « m’entrainer » avec eux sans qu’il y ait de conséquences.

Pas à pas, avec une confiance bien plus développée, j’ai appris à accepter qui j’étais dans ma totalité. J’ai appris à regarder mes émotions, à comprendre ce qu’elles venaient toucher chez moi pour les lâcher.se rencontrer

J’ai appris à écouter ce qui s’exprimait en moi, à non plus réagir (contre les autres) mais à exprimer qui j’étais (être moi-même)

Et puis à force d’essayer, de se tromper, de réessayer de façon bienveillante avec soi même, on s’ajuste et nous trouvons ce qui est juste pour nous. Et cela le devient pour tout le monde car l’intention est claire, fluide. Ce qui est génial c’est que cela à un impact positif sur les autres.

Ressentir la relation se transformer devenait possible parce que j’étais en mouvement et me libérais.

 Libérer son être et se laisser guider par son intuition

Nous sommes libres si nous pouvons vivre des situations, des relations en étant détachés. J’ai compris l’importance du détachement une fois que je l’ai vécu. Avant je le confondais avec « s’en foutre ». Se détacher est libérateur car nous sortons de nos conditionnements, que nous ne sommes pas impactés par nos émotions, pensées, croyances. Nous ne sommes plus identifiées à tout cela. Ce qui signifie que nous ne sommes pas nos pensées. Prendre du recul sur ses pensées permet de regarder comment nous fonctionnons. Par exemple un jour sur mon canapé, je me reposais et puis au bout d’un certain temps, de pensées se sont activées disant : des pensées, un mail à envoyer ; dis donc il y a un peu de poussière ; ici je vais passer un coup d’aspirateur et me remettre au travail. J’étais guidée par mes pensées et alors je faisais tout ce qu’elles me demandaient. En pilotage automatique. Aujourd’hui j’oriente mes pensées sur ce que je ressens. Et organise le reste en fonction de « l’urgence » et de la « nécessité ». Cela change tout dans ma façon de vivre. Nous sommes alors tout proche de notre être authentique, véritable et l’intuition prend toute sa place. Nous nous comprenons mieux ainsi l’intuition prend aussi tout son sens. Elle fait partie de nous. Une unité est créée.intuition

Et pourtant pendant de nombreuses années, je me suis écartée de mon corps, de mon intuition, de mon être. J’étais dans une relation amoureuse qui ne me permettait pas de m’épanouir et il m’a fallut du temps, quasiment les sept années pour remettre tout cela dans le bon sens de la marche. J’avais pourtant senti et m’en rappelle encore de la sensation lorsque j’avais rencontrée ce jeune homme : quelque chose clochait. A l’époque, mes conditionnements et surtout mon manque de confiance ne m’avaient pas autorisé à m’écouter. Quelqu’un s’intéressait à moi et je devais lui rendre. Cela n’est absolument pas valable pour entrer dans une bonne relation avec un conjoint. Ce passage de ma vie m’avait beaucoup marqué et dans mon développement personnel, je me suis réconciliée avec moi.

L’intuition ne nous veut que du bien. C’est notre être qui nous parle, celui qui est amour, épanouissement. Se rencontrer permet de vivre une relation intime avec l’intuition et nous ne pouvons plus faire sans. Et nous commençons à prendre véritablement soin de nous.

 

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Par Candice Lauvergne Cavalière, j'ai toujours une une sensibilité particulière avec les chevaux. Ma passion pour eux m’a toujours poussée à m’interroger sur moi, améliorer leur bien être et développer une relation unique. C’est ainsi qu’il devient naturellement un partenaire de travail, pour accompagner les cavaliers dans leur recherche d'harmonie avec les chevaux.

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